TRADUCTION
 
 


PRESENTATION

De nombreux textes pris à différentes langues sont ici proposés afin d'élaborer un lieu d'échanges mais aussi une réflexion théorique sur la traduction. Il est des époques, des cultures qui traduisent plus que d'autres, certainement en fonction de besoins internes mais il y a lieu de considérer que l'effort porte surtout sur des oeuvres contemporaines là où les éditions Carâcara s'orientent vers ce qui a pu servir à modeler un univers mythique européen. Il convient de s'en souvenir, voire d'en découvrir l'existence. Tel est pour l'heure l'enjeu de cette collection "Traduction". Magasin pittoresque en somme.

AUTEUR - TRADUCTEUR
TITRE
Langue-source/ Aperçus
Vishva AdluriLes dangers de la transmission textuelle : décapitation et récapitulationAnglais. Trad. G. Schaufelberger. Vyâsa, qui composa le Mahâbhârata dicte au dieu décapité puis doté d'une tête d'éléphant, Ganesha, son épopée : . Cette version est tardive, certainement une interpolation dont l'auteur de l'article montre toute la profondeur. Un dramaturge du Xème s., Rajashekhara, ajouta que Vyâsa demanda à Ganesha de ne rien écrire qu'il ne comprît, et Ganesha réclama à son tour que la dictée n'eût pas de coupure. Ganesha ne répondit pas par un "oui" mais par "om". Que penser de ces indications ? Passage de l'oral à l'écrit ? Imitation par l'écrit de l'oralité ? Rôle mécanique de la mémoire  (d'éléphant)? Adluri propose une autre solution : l'intelligence demandée au lecteur pour comprendre ce texte est comme "un reflet ou une extériorisation de l'intelligence divine" (d'où le "om");  le transfert de signification se fait grâce à Ganesha, symbole de la perspicacité qui nous est demandée.
Vishva AdluriHerméneutique et architecture narrative du MahâbhârataAnglais. Trad. G. Schaufelberger.  Deux figures ouvrent et ferment le Mahâbhârata : la chienne Sharamâ et le jeune disciple Uttanka. La chienne Sharama est la messagère des dieux ; un de ses exploits est d'avoir retrouvé les vaches divines, à savoir les rayons du soleil symbole de la pensée. Au début du Mahâbhârata, la présence de Sharamâ vaut pour avertir le lecteur de ne pas perdre ses vaches, c'est-à-dire la signification de ce long poème. Quant à Uttanka, son maître lui impose de partir chercher des boucles d'oreille (gage de prospérité). Des mésaventures initiatiques l'attendent. A la différence de Vyâsa, qui écrit le Mahâbhârata et intervient en tant que père de plusieurs héros, Uttanka est extérieur. Il représente le sens à tirer de notre lecture-initiation.
Sharamâ et Uttanka réapparaissent à la fin du poème lors du sacrifice total des serpents.
En effet, en soi, le Mahâbhârata est un "texte monstrueux", montrant "le travail monstrueux du Temps". Que penser de cet immonde carnage ? Il faut l'éclairer par une herméneutique, une interpétation philosophique et morale. Où commencer si le Temps est cyclique ? Où finir ? Il faut en sortir comme il faut sortir du sens reserré de  l'épopée par un point de vue transcendant.
Vishva AdluriL'Edition critique et ses critiques, une rétrospective des études sur le MahâbhâtataGenre : Conférence tenue à Madison, Wisconsin, 14-19 octobre 2010 à l'occasion de la trente neuvième Annual South Asian ConférenceTrad. G. Schaufelberger.    
L'auteur soulève le problème récurrent en herméneutique, celui du plan de référence : à quoi renvoyer un texte comme l'épopée du Mahâbhârata ? Les premiers érudits européens de la fin du XIXème siècle ont utilisé un plan de référence historique alors que les critiques indiens donnaient à l'épopée un arrière-plan religieux. D'un côté, on a cherché des dates et des lieux, des traces de l'avancée des indo-européens des plaines de l'Indus vers celles du Gange, une lente colonisation des esprits par le biais des armes ou de la langue ; du côté indien, le texte narrait surtout la destruction d'un monde (un Age cosmique), s'interrogeait sur la nature de Brahma, questionnait le comportement du dieu Krishna. Positions inconciliables.
L'auteur, alors, s'intéresse aux positions idéologiques qui ont présidé à l'élaboration de l'Edition critique de Poona, dont le point de vue n'est pas tant de retrouver une version originale, pure (un Ur-Text), antérieure à toutes les altérations que l'Histoire aurait imposées à l'épopée. Le point de vue de cette édition se délivrerait ainsi d'un plan historique restrictif.Le renvoi à un plan religieux ou philosophique est donc pleinement justifié, selon l'auteur

Anonyme indien
(IVav. J-C -IV ap. J-C)
trad. G. Vincent
Naciketas aux Enfers
(Mahâbhârata, Livre XIII, ch. 70)
sanscrit. Récit d'une descente aux enfers, chez Yama, dieu des morts,ce jour-là absent.
Anonyme irlandais
( XIII-XIVème s.
)
trad. G. Vincent
Merugud Uilix maicc Leirtis ; Errance d'Ulysse fils de Laerte
vieil-irlandais. Récit médiéval irlandais : Ulysse consulte l'Homme de Justice (Eole) pour se réinsérer dans le monde des hommes.
Anonyme
trad. G. Vincent
Vita sancti Machuti ou Vie de saint Malo
latin médiéval. Hagiographie. Saint Malo fut un compagnon de saint Brendan. Récit de ses miracles. Un saint très humain.

Anonyme IXème s
trad. G. Vincent

La Navigation de saint Brendan
latin médiéval. Récit de merveilles par diversa loca oceani vues par un moine irlandais, récit très célèbre du moyen-âge.



Dr. Bhattacarya
Pradip
trad. G. Schaufelberger


Le Mahâbhârata -Sabhâ parvan -
A-t-on voulu déshabiller Draupadi ?
anglais. Recherche thématique. Trad. G. Schaufelberger.  Au livre II du Mahâbhârata, se situe une scène très célèbre : le héros Yudhisthira perd au jeu de dès tous ses biens,  et va même jusquà jouer ses frères, lui-même et leur épouse commune DraupadÏ. Cette infortunée, réduite au rang d'esclave,  est alors emmenée de force du gynécée dans la salle du palais, tirée par les cheveux, avec un seul  vêtement, alors qu'elle est indisposée (chapitre 61). On tente même de la déshabiller mais le dieu Krishna intervient et au fur et à mesure qu'on lui retire son vêtement, l'étoffe s'allonge et la protège.
Cette intervention divine, très populaire,  est sans aucun doute une interpolation. L'édition critique Poona la repousse : Krishna n'a pu intervenir, n'assisatant pas à la partie de dès. Reste alors la tentative de déshabiller DraupadÏ. L'article montre avec précision que, nulle part, dans le cours du Mahâbhârata, on ne fait allusion à une telle tentative. C'est donc aussi une interpolation (les vers 40 -42 du chapitre 61) qui aurait dû, tout autant, éveiller la méfiance de l'édition critique. Interpolation dont le succès populaire est cependant évident.




Dr. Bhattacarya
Pradip
trad. G. Schaufelberger




Le Mahâbhârata -Virâta parvan & Udyoga parva -
Interlude incognito et la tempête se prépare
anglais. Genre : Recherche thématique. Trad. G. Schaufelberger. Toujours lié à la transcréation par le prof P. Lal du Mahâbhârata en vers libres et langue anglaise, cet article est l'occasion de relire les livres IV (Virâta parvan) et V  (Udyoga parvan ou Livre des préparatifs ) de cette épopée. Dans le Virâta parvan, les cinq héros se déguisent et ne doivent pas se faire reconnaître (s'ils l'étaient, il leur faudrait à nouveau passer douze ans dans la forêt en exil. Différentes péripéties se produisent dont le caractère cocasse (le guerrier Bhîma, par exemple, a choisi de devenir cuisinier ! Et son frère Arjuna de se faire passer pour eunuque!) a donné à penser que le registre de ce livre était le burlesque. L'auteur de l'article s'inscrit en faux contre cette tradition : l'effroi des combats à venir parcourt le texte et la razzia des vaches qui cloture ce livre préfigure d'évidents massacres. Seule l'absence de Krishna pose problème mais le livre V rétablit tous les acteurs du drame qui se prépare puisque Krishna y joue le rôle de messager d'une proposition de paix qui devient de plus en plus hypothétique.
 Usant de la version subtile qu'en donne P. Lal et qui s'éloigne parfois du texte lui-même, Pradip Bhattacarya multiplie les notations précises sur ces deux livres : ce sont comme autant de points d'interrogation, de perspectives de recherche, d'attentions à porter au texte dont la richesse semble inépuisable.






Dr. Bhattacarya
Pradip
trad. G. Schaufelberger





Le Mahâbhârata -Bhishma parvan & Drona parva -
  Un jeu gagnant-perdant : où des armées ignorantes se heurtent dans la nuit
anglais. Recherche thématique. Trad. G. Schaufelberger. Le poète et professeur P. Lal, poursuit depuis de nombreuses années sa "transcréation" du Mahâbhârata. Il vient de publier le Bhishma parvan et le Drona parvan (livres VI et VII ) qui narrent la mort de deux grands guerriers Kaurava. Bhishma est le grand oncle des héros, il a le pouvoir de choisir le moment de sa mort. Etendu sur un lit de flèches, il choisira en fait le solstice d'été pour rejoindre le ciel. Quant à Drona, il est le maître d'armes des héros Pandava et Kaurava et sa mort, suite à une traitrise, pose à nouveau le problème des codes d'honneur (dharma) en temps de guerre.
La transcréation du prof. P. Lal donne l'occasion à Pradip Bhattacarya de relire ces deux livres et de multiplier les remarques sur certains aspects du récit. Remarques pointues qui lui permettent de montrer les nuances de la transcréation poétique du prof. P. Lal (une langue anglaise légère, aux vers presque minimalistes). Il y a par exemple une liste des métaphores qui servent aux descriptions des batailles ( rivières de sang, le champ de bataille semblable à un ciel d'automne tacheté de nuages rouges, guerriers percés de flèches aux empennes d'or comme des arbres couverts de vers luisants, etc.)  pour lesquellles l'admiration du prof. P. Lal pour la langue imagée de Shakespeare peut se manifester.

Dr. Bhattacarya
Pradip
trad. G. Schaufelberger


 Le Mahâbhârata - Karna parvan -

Né pour briller, né pour réussir
Genre : notes de lecture. Trad. G. Schaufelberger. Toujours lié à la transcréation par le prof P. Lal du Mahâbhârata en vers libres et langue anglaise, cet article est l'occasion de relire le Livre de Karna. Karna est, de tous les personnages de l'épopée, celui dont l'acceptation d'un destin tragique est la plus évidente. La roue de son char se brise, lors de son duel avec son demi-frère Arjuna. Il ne se souvient plus par suite d'une malédiction, de la formule magique qui donnerait à son arme sa puissance. La transcription du prof. P. Lal est alors l'occasion pour l'auteur  de ces notes de rappeler des épisodes antérieurs similaires (dans le Rig Veda ou le Mbh), de saisir la "psyché complexe" de Karna et "sa langue de vipère".



Dr. Bhattacarya
Pradip
trad. G. Schaufelberger



Le Livre des femmes
(livre XI
du Mahâbhârata)
Genre : notes de lecture. Trad. G. Schaufelberger. Toujours lié à la transcréation par le prof P. Lal du Mahâbhârata en vers libres et langue anglaise, cet article est l'occasion de relire le Livre des femmes (Strî parvan ou livre XI). Les femmes des guerriers déouvrent le champ de bataille et se lamentent : des amoncellements de cadavres. L'auteur rapproche briévement cet épisode de la pièce grecque des Troyennes (Euripide) ;  il reprend l'iidée que la guerre que narre le Mahabharata est similaire à un rituel de sacrifice, revient sur l'idée que ce conflit a été préparé de longue date.
Un passage attirera l'attention : la reine Gandharî ne brûle pas de son regard  se glissant sous son bandeau les orteils du vainqueur Yudhisthira mais les ongles de ses mains puisqu'il se prosterne. L'argument est recevable.
Nota bene : nous sommes peu persuadé, quant à nous, que la guerre soit un rituel de sacrifice et qu'il faille l'interventions des dieux peut la moraliser et encore moins que la morale de ce très beau livre soit de ne point confier de mystère aux femmes comme le conclut P. Lal.
Dr. Bhattacarya Pradip
trad. G. Schaufelberger

Shalya parvan ou livre de Shalya
(livre IX du Mahâbhârata)
Genre : notes de lecture. Trad. G. Schaufelberger. Toujours lié à la transcréation par le prof P. Lal du Mahâbhârata en vers libres et langue anglaise, cet article est l'occasion de relire le Livre de Shalya ( ou livre IX).
Au dix huitime jour du combat (le dernier), Shalya, l'oncle maternel des Pândava devient le chef des armées Kaurava. il est tué par son neveu Yudhishthira. Duryodhana, le chef des kaurava se réfugie sous un lac gelé.  Bhîma; frère de Yudhishthira vient l'en déloger et le tuer.
Dr. Bhattacarya Pradip
trad. G. Schaufelberger

Sauptika parvan ou Livre de l'Attaque nocturne
(livre XI du Mahâbhârata)
Genre : notes de lecture. Trad. G. Schaufelberger. Toujours lié à la transcréation par le prof P. Lal du Mahâbhârata en vers libres et langue anglaise, cet article est l'occasion de relire le Livre de l'Attaque nocturne (Sautika  parvan ou livre XI).
Les femmes pleurent les morts sur le champ de bataille et leur rendent les honneurs funéraires. Gandhârî maudit Krishna. Qon regard jaillissant de son bandeau brûle les orteils de Yudhisthira (ou ses doigts - voir le commentaire).
Dr. Bhattacarya Pradip
trad. G. Schaufelberger

Ashvamedhika parvan ou Livre du sacrifice du cheval
(livre XIV du Mahâbhârata)
Genre : notes de lecture. Trad. G. Schaufelberger. Toujours lié à la transcréation par le prof P. Lal du Mahâbhârata en vers libres et langue anglaise, cet article est l'occasion de relire le Livre du sacrifice du cheval (Ashvamedhika parvan livre XIV).
Yudhishthira règne en paix et décide de célébrer le sacrifice royal du cheval qui assure la consécration universelle. Krishnan ressuscite le dernier descendant des Pândava, Parikshit, enfant mort-né d'Uttarâ.



Dr. Bhattacarya
Pradip
trad. G. Schaufelberger



Concupiscence et quête de l'immortalité
Genre : notes de lecture. Trad. G. Schaufelberger. Toujours lié à la transcréation par le prof P. Lal du Mahâbhârata en vers libres et langue anglaise, cet article est l'occasion de relire le Livre du Commencement ( ou livre I) dans sa partie consacrée à Yayâti (I-70-88) et le Livre V (Livre des préparatifs) : V -104 - 121). Yayati est ce roi des premiers temps qui demande à ses fils d'achanger sa vieillesse contre leur jeunesse ; seul Puru, le dernier né, accepte. Le père profite aini de mille ans de plaisirs, reprend sa vieillesse, fait une longue ascèse, monte au ciel, puis pour des propos pleins d'orgueil, en est chassé. Ce seront ses quatre petits-fils qui le sauveront. Entre les deux épisodes, il faut placer celui de Madhavi, leur mère offerte à différents rois en échange de chevaux de race. Ces récits qu'il ne faut pas analyser sur le plan de la morale sont des récits liés à la royauté : partage du royaume entre des fils, échange exogamique, etc.
Dr. Bhattacarya Pradip
trad. G. Schaufelberger


Amrita - La pomme de discorde
Genre : notes de lecture. Trad. G. Schaufelberger. Toujours lié à la transcréation par le prof P. Lal du Mahâbhârata en vers libres et langue anglaise, cet article est l'occasion de relire le le Livre du Commencement ( ou livre I - 13-19) dans sa partie si connue du barattement de l'océan. Au cours de ce barattement, sortent de l'océan bien des tres et objets, mais l'auteur suggère d'y voir un vrai mythe de Création. Entre les dieux et les démons, une lutte pour la liqueur d'immortalité, mais aussi d'autres conflits sont en cours  avec des êtres difficiles à identifier : contre les Nishadas, peuple sans loi (Kuntî fera tout pour  remplacer leur dynastie par ses propres enfants) ou contre les Nagas ou serpents dont la place dans l'univers n'est pas évidente. Le mythe fabrique une pensée moins manichéenne qu'il n'y paraît.




Dr. Bhattacarya
Pradip
trad. G. Schaufelberger


 

Shakuntala
Genre : notes de lecture. Trad. G. Schaufelberger. Toujours lié à la transcréation par le prof P. Lal du Mahâbhârata en vers libres et langue anglaise, cet article est l'occasion de relire le Livre du Commencement ( ou livre I) dans sa partie 62-69 consacrée à cette héroïne célèbre, nommée ShakuntalaFille d'un ascète et d'une apsara, elle vit dans la forêt, renontre un chasseur qui la séduit, et lorsqu'elle demande au père, qui est un roi, de reconnaître l'enfant, elle essuie un refus cinglant. Par son discours, elle contraint ce roi indélicat à  l'épouser. L'enfant porte le nom de Bharata, fondateur de la lignée dont l'épopée conserve le nom (Mahâbhârata). La fin de ctte présentation porte sur un problème généalogique : Shakuntala est-elle la fille de l'ascète Vishvamitra (ce dernier est un kshatrya - ou guerrier - faisant des pénitences pour acquérir le statut de brahmane)  ? En effet certains textes font de Vishvamitra un homme ayant vécu bien parès Shakuntala !
Dr. Bhattacarya Pradip
trad. G. Schaufelberger
Kathas (récits) :
 

1) Amrita - La pomme de discorde

2 )Shakuntala

3) Concupiscence et quête de l'immortalité

4) Khandava en flammes et Mandapala-Jarita-Lapita

5) Le libre choix de Draupadi

6) Les trois disciples

7) Vashistha et  Vishvamitra
Anglais Genre : notes de lecture. Trad. G. Schaufelberger. Toujours lié à la transcréation par le prof P. Lal du Mahâbhârata en vers libres et langue anglaise.
1)  Amrita ou la pomme de discorde  : cet article est l'occasion de relire le
le Livre du Commencement ( ou livre I - 13-19) dans sa partie si connue du barattement de l'océan. Au cours de ce barattement, sortent de l'océan bien des êtres et objets, mais l'auteur suggère d'y voir un vrai mythe de Création. Entre les dieux et les démons, une lutte pour la liqueur d'immortalité, mais aussi d'autres conflits sont en cours  avec des êtres difficiles à identifier : contre les Nishadas, peuple sans loi (Kuntî fera tout pour  remplacer leur dynastie par ses propres enfants) ou contre les Nagas ou serpents dont la place dans l'univers n'est pas évidente. Le mythe fabrique une pensée moins manichéenne qu'il n'y paraît.
2) Shakuntala :
cet article est l'occasion de relire le Livre du Commencement ( ou livre I) dans sa partie 62-69 consacrée à cette héroïne célèbre, nommée ShakuntalaFille d'un ascète et d'une apsara, elle vit dans la forêt, renontre un chasseur qui la séduit, et lorsqu'elle demande au père, qui est un roi, de reconnaître l'enfant, elle essuie un refus cinglant. Par son discours, elle contraint ce roi indélicat à  l'épouser. L'enfant porte le nom de Bharata, fondateur de la lignée dont l'épopée conserve le nom (Mahâbhârata). La fin de ctte présentation porte sur un problème généalogique : Shakuntala est-elle la fille de l'ascète Vishvamitra (ce dernier est un kshatrya - ou guerrier - faisant des pénitences pour acquérir le statut de brahmane)  ? En effet certains textes font de Vishvamitra un homme ayant vécu bien après Shakuntala !
3) Concupiscence et quête de l'immortalité :
cet article est l'occasion de relire le Livre du Commencement ( ou livre I) dans sa partie consacrée à Yayâti (I-70-88) et le Livre V (Livre des préparatifs) : V -104 - 121). Yayati est ce roi des premiers temps qui demande à ses fils d'échanger sa vieillesse contre leur jeunesse ; seul Puru, le dernier né, accepte. Le père profite ainsi de mille ans de plaisirs, reprend sa vieillesse, fait une longue ascèse, monte au ciel, puis pour des propos pleins d'orgueil, en est chassé. Ce seront ses quatre petits-fils qui le sauveront. Entre les deux épisodes, il faut placer celui de Madhavi, leur mère offerte à différents rois en échange de chevaux de race. Ces récits qu'il ne faut pas analyser sur le plan de la morale sont des récits liés à la royauté : partage du royaume entre des fils, échange exogamique, etc.
4) Khandava en flammes et Mandala-Jarita-Lapita : la forêt Khandava est livrée à Agni (le feu malade) pour sa restauration ; Indra s'oppose à son fils Arjuna chargé de tout brûler quand son père fait pleuvoir ; la déforestation est la victoire de la culture sur la nature ; le feu et l'eau s'opposent ; trois oiseaux obtiennent le salut (un oiseau mâle Jarita entre ses deux femelles, l'une aimée Lapita, l'autre  Mandapala, mère de ses enfants - passage interpolé) ; la mort de tous les animaux préfigure la guerre totale qui va avoir lieu.
5) Le libre choix de Draupadi : le fait que Draupadi soit l'épouse commune des cinq Pândava pose une série de questions qui s'expriment clairement dans le Mahâbhârata ; les réponses données sont des justifications dont certaines sont tirées par les cheveux, selon l'auteur. Cela choque à plusieurs titres les tenants du récit. (Note de l'Editeur : l'explication par le mythe est ici refusée, inutilement)
6) Les trois disciples : exemples pris à des récits des relations entre le disciple et son guru ; l'hymne aux Ashvins  Adi parvan I, 3, 60-70) est évoqué (N de l'Editeur : cet hymne imite le style ardu des Veda : ce passageprouverait le caractère très littéraire de l'épopée puisqu'on prend un modèle dont on reprend les procédés pour donner l'impression qu'il s'agit d'un vrai hymne).
7) Vasishtha et Vishvamitra : il s'agit des relations conflicteuelles entre deux grands sages primordiaux, dont l'un est un brahmane mais l'autre un guerrier qui devient brahmane grae à ses pénitences. Leur conflit est à mettre en rapport avec la guerre des dix rois dont parle le Rig Veda.
Dr. Bauhofer A.
(Zurich 1979)
trad. G. Schaufelberger
Histoire de la ferme Schaufelberg sur l'Allmann
allemand. Historiographie d'une ferme de la suisse allemande depuis le Moyen Age jusqu'à nos jours. Bel exemple de continuité. On y apprend le complexe système des fermages d'autrefois.
Gregorius DankovskyHomère a écrit en une langue apparentée aux dialectes slaves -Préface (Homerus slavicis dialectis cognata lingua scripsit - Prooemion ) - 1829 -Latin. Genre : érudition pré-linguistique. Préface en latin de l'ouvrage publié en 1829 à Posny (Bratislava- Presburg) Trad.  Clélie Vincent. G. Dankovsky soutient en s'appuyant sur le Cratyle de Platon que le grec homérique et le slave ont une commune origine si bien qu'il traduit vers par vers le chant I de l'Iliade en slave. Les mots grecs et slaves sont très proches de visu.
Au-delà de cette curiosité d'une validité contestable, ce travail est peut-être le point de départ à l'époque romantique très nationaliste de cette tradition qui place Troie, sa guerre et Homère, dans l'actuelle Serbie-Croatie, voire en Albanie, à proximité de la mer adriatique. A plusieurs reprises cette localisation - étrange pour nous habitués à l'Hellespont et à la Turquie - apparaît chez différents auteurs, archéologues, romanciers (cf. le romancier  albanais I. Kadaré) dont  tous ne  sont pas des fantaisistes.
Eudocie Athénaïs Impératrice
trad. N. Trévinc
Le Roman de saint Cyprien
grec tardif. Roman en vers byzantin où la magie a grand rôle. Cyprien tente de séduire une jeune fille convertie au christianisme grâce à des maléfices.




Dr. Harsche R. G.
trad. G. Schaufelberger





Traces de l'influence sanscrite sur la littérature française ancienne
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anglais. Publié in A volume of Indological Studies, 1946, Madras. Trad. G. Schaufelberger.
La littérature médiévale française a emprunté, par le biais de Byzance ou des arabes, certains récits à l'Inde. Par exemple le Lai d'Aristote  : Alexandre le grand pris de passion pour une belle courtisane est sermonné par son précepteur Aristote ; à son tour, Aristote subit le charme de la belle courtinsane, acceptant  de marcher à quatre pattes avec elle sur son dos ; Alexandre se moque de lui (N. B. : des aquamaniles ou petits vases pour laver les doigts  représenteront cette scène : Aristote chevauché par la belle) . Or il existe une scène du Mahâbhârata, tirée de versions populaires, où le sage Vyâsa écrit "les sens sont puissants, ils submergent même (api) les sages" ; son disciple préféré soutient quil faut écrire "sauf  (apa) les sages" ; Vyâsa se change en une belle femme, soumet à sa volonté ce disciple que l'on retrouve alors marchant à quatre pattes, avec la belle sur son dos.
Autre exemple donné : Les 7 sages de Rome (version persane Livre de Sendabad) : le roi Dolopathos a pour fils Lucinien que Virgile éduque à l''écart du monde. Lucinien part récupérer son héritage mais doit se taire pendant 7 jours d'après le conseil de Virgile. La nouvelle épouse de Dolopathos entreprend de séduire le jeune homme, puis devant son indifférence, l'accuse de menées amoureuses. Il est condamné à mort quand un sage raconte chaque jour au roi une histoire qui enseigne à ne pas se fier aux apparences. Grâce à ce stratagème, Lucinien aura la vie sauve : au bout de 7 jours, il pourra parler et se défendre. C'est au Pâncatantra (recueil de fables indiennes) qu'il faut remonter pour trouver l'origine de ce conte.

Herkenrath R.
trad. G. Schaufelberger

Le Voyage polaire d'Ulysse d'après une très ancienne relation d'un voyage polaire
allemand. Article paru dans Stimmen der Zeit (Octobre 1925).L'auteur s'appuie sur quatre passages énigmatiques de l'Odyssée (les Lestrygons, Circé, les Cimmériens, et Circé à nouveau) pour soutenir la thèse qu'Homère a eu connaissance de récits parlant des jours sans nuit du Grand Nord au solstice d'été La préface reprend la question en des termes contemporains.




Holtzmann A.
trad. G. Schaufelberger




et le Mahâbhârata/Traces du bouddhisme dans le Mahâbhârata actuel
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allemand. Chapitre 12 et 13 d'une étude parue en 1892 "Das Mahabhârata und seine Theile, 4 vol, Kiel (I892-1895) ; réed. BiblioVerlag, Osnabrück, 1971 ; trad. G. Schaufelberger. L'auteur soutient que l'épopée écrite au temps de l'empereur Ashoka (IIème s. av J-C) faisait du mauvais Duryodhana un héros. C'est la "contre-réforme" brahmanique conduisant à chasser les bouddhistes de l'Inde qui a inversé les rôles : Yudhisthira, dévot de Vishnu,  est devenu le bon roi tandis que Duryodhana devenait lle mauvais roi. L'auteur cherche les traces de ce conflit religieux qui lui évoque le conflit entre catholiques et protestants : a) le bouddhisme s'est altéré au contact du shivaïsme plus dravidien - cf; les Mères, Skanda, Jâra dans le Mbh ; b)  le Mbh a été rédigé au IIème s. av J-C ce que prouverait la référence aux Yavana (Ioniens), à Bhagadatta (prince gréco-bactrien Apollodore), à Dattamitra (Démétrios) ; c) Duryodhana a pour conseiller Cârvâkâ, moine mendiant tué par des brâhmanes ; d) Duryodhana et ses 99 frères sont nés d'une boule de chair :  Ashoka a 99 frères et a pour oncle Candragupta né d'une boule de chair ; e) Asvatthâman, un allié de Duryodhana, possède une pierre précieuse sur le front, comme Bouddha possède une protubérance crânienne à cet endroit ; sa tuerie des partisans de Yuddhisthira est la vraie fin du Mbh; elle précède l'apothéose de Duryodhana ; f) d'autres historiettes ont des traces de bouddhisme : Mudgala aspirant au nirvana), Gautama (épousant une sûdra, vivant avec des voleurs, de quoi condamer  Bouddha dont Gautama est un autre nom), Arjunaka (un chasseur dont l'histoire se retrouve racontée à Ashoka), Jarâsandha (tué par Arjuna, Bhîma et Krishna déguisés en brâhmanes).  Tout cela indiique une présence reniée du bouddhisme dont on a voulu éradiquer jusqu'au nom même.
Notre avis : de façon récurrente, cette opinion d'un conflit entre brâhmanisme et bouddhisme revient chez les savants européens. L'avantage étant de pouvoir donner une date de rédaction au Mbh et de l'analyser avec des concepts européens (guerre de religions). Illusion historiciste ?








Holtzmann A.

trad. G. Schaufelberger





Le Mahâbhârata et ses parties
 - livre I - Histoire et critique du Mahâbhârata (1892)

Le Mahâbhârata et ses parties - livre II -
Les dix neuf livres du Mahâbhârata

Le Mahâbhârata et ses parties - livre III -
"Le Mahâbhârata d'après les recensions de l'Inde du Nord"

Le Mahâbhârata et ses parties - livre IV-
"Le Mahâbhârata à l'Est et à l'Ouest"

N. B. : utiliser les signets étoilées pour aller aux chapitres traduits.
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allemand. Genre : Herméneutique. Etude parue en 1892 "Das Mahabhârata und seine Theile, 4 vol, Kiel (I892-1895) ; réed. BiblioVerlag, Osnabrück, 1971 ; trad. G. Schaufelberger. On trouvera un résumé des différents chaîtres et  aux chapitres 12 ("Le bouddhisme et le Mahâbhârata") et 13 ("Traces du bouddhisme dans le Mahâbhârata") déjà publiés (voir ci-dessus) sont ici ajoutés les chapitres 14 ("L'ancien Mahâbhârata du poète"), 15 ("Le premier remaniement brahmanique"),  16  ("La deuxième rédaction puranique") . Cela donne une idée complète de la thèse d'Holztmann sur la composition du Mahâbhârata. Les étapes ont été pour lui les suivantes :
1) stade initial
2) Vyâse - l'auteur présumé de l'épopée - sous les traits de Vidura, est un bouddhiste modéré, vivant à la cour d'Ashoka (IIIème s. av. J-C), et  qui  célèbre Duryodhana et les Kaurava
3) premier remaniement vishnouiste anti-boudhiste, vers 300 ap. J-C: Arjuna (personnage crééen empruntant des traits à  Râma et Krishna) remplace Karna, les Kaurava deviennent les mauvais et les Pândava les bons ; un récit-cadre ou Ramenerzälhung est mis en place (le sacrifice des serpents)
4) deuxième remaniement  anti-shivaiste entre 500 et 1000 ap. J-C , puis réconcilliation progressive entre vishnouiste et shivaïste
5) troisième remaniement puranique  entre 900 et 1100 ap. J-C : introduction des notions de réincarnation, de trimurti ; nombreuses parties didactiques ; progressive unification.
Les conflits religieux domient l'explication d'A. Holtzmann. Pour repérer les remaniements, il note les inconséquences du texte qu'il comprend comme des indices omis ou qui ont échappé à la vigilance des remanieurs successifs.  ses reproches  vont aux brahmanes qui ont, heureusement en partie, dénaturé l'épopée, l'ont transformée en un livre de Droit (dharmashâstra) et en une sorte d'"encyclopédie" aux "leçons épuisantes sous la forme d'entretiens interminables" (16-9).
Une des preuves avancées par l'auteur  (XVI, 3-de ces remaniements est d'observer à qui
  le Mahâbhârata a été racontée  : d'abord à Janamejaya (il en existe deux : un très ancien fils de Kuru, l'autre dernier survivant des Pândava ; les deux ont été confondus mais Holtzmann en tire que l'épopée était adressée à l'origine au premier Janamejaya) ; puis à des brahmanes  - Ugrashravas, lui-même brahmane en est le conteur -  vivant dans la forêt Naimisha (stade du second remaniement ou remaniement puranique, où les brahmanes introduisent des passages didactiques ); enfin par Vaishampâyana plus vieux que Ugrashravas (premier remaniement brahmanique d'obédience vishnouiste) . Il faut aussi noter la présence d'un quatrième conteur Samjaya qui narre la bataille au veiux roi des Kaurava, Dhritarashtra (or un Samjaya a été converti par Bouddha dans le Magadha : preuve supplémentaire d'un stade antérieur bouddhiste). ces différents conteurs sont pour Holtzmann lautant de traces laissés des différents remaniements.










Edward W. Hopkins
professeur au Bryn Mawr College
trad. G. Schaufelberger











La situation sociale et militaire de la caste dirigeante dans l'Inde ancienne, telle qu'elle se présente dans l'épopée sanscrite


(in extenso)
Etude publiée in Journal of American  Oriental Society13 (1889) p 53-376. Trad. G. Schaufelberger. Nous avons déjà donné une traduction de certains chapitres de cette étude. Voici la traduction complète de tout l'ouvrage dont les relevés d'informations portant sur l'épopée du Mahabharata sont vraiment précieux.
La table des matières est la suivante :

I. INTRODUCTION. ORIGINE DE L’ÉPOPÉE 4
II. LA VALEUR HISTORIQUE DE L’ÉPOPÉE 17
III. LA POSITION SOCIALE DE LA CLASSE DIRIGEANTE 20

31. Les castes en général. Divisions du peuple 20
32. La royauté 64  
    A. Le roi 64  
    B. Les devoirs du roi 66
    C. Les occupations du roi 77
    D. Les modes de gouvernement 87  
    K. Le mariage royal 121
    L. Les funérailles royales 125
    M. La cité impériale 129
    N. Note sur le changement de caste 134
IV. LA POSITION MILITAIRE DE LA CLASSE DIRIGEANTE 138
    41. Philosophie de la guerre 138  
    42. Forces combattantes et sentiment militaire 141
    43. Tactiques militaires 148
    44. Observation des usages sur le champ de bataille 178
    45. Les lois du combat 186
    46. Détail des forces armées 193
        A. Le char. 194 
                     1) Les parties du char (ratha, yæna, syandana = currus) 196
                    2) Les étendards et drapeaux des chars de guerre, dhvaja, ketu, patækæ 202
                 3) Le cocher, sûta, særathi, yantar, niyantar, rathayantârau, pârshniyantar, ... (viii. 32. 19), rathavâhaka, rathin (abstrait, sârathyam) 211
                    4) Les chevaux de guerre 215
                     5) Le guerrier à char 220
        B. La Cavalerie 223
        C. Les éléphants 224
        D. Les Armes. 231
                1. L’arc, le carquois et les flèches. 231
                2. La Massue. 243
                3. L’épée. 246
                4. La lance. 250
                5. Autres armes offensives. 252
                    Le yantra ou mahâyantra, l’engin. 265
        E. Armures et protections 267
                    Remarques sur l’utilisation de la magie dans la guerre 272
                        et sur le sens de «science des armes». 272
        F. Accessoires de la bataille et musique dans l’épopée 281
                   Les accessoires 281
                    La musique. 283
V. ANNEXE SUR LE STATUT DES FEMMES 296
51. La fille 306
52. La femme 319
53. La veuve








Edward W. Hopkins
professeur au Bryn Mawr College
trad. G. Schaufelberger


    La situation sociale et militaire de la caste dirigeante dans l'Inde      ancienne, telle qu'elle se présente dans l'épopée sanscrite 

A Le char
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Anglais. Genre : collecte de données touchant à l'exhaustivité. Etude publiée in Journal of American  Oriental Society 13 (1889) p 53-376. Trad. G. Schaufelberger. Les épopées sanscrites - le Ramâyâna et surtout le Mahâbhârata - narrent des exploits guerriers, des combats et tout un art de la guerre. Mais il est très difficile d'avoir une claire représentation, que ce soit du matériel même ou des usages que l'on en fait. Prenons le cas du char de guerre, l'arme par excellence de cette noblesse : comment était son attelage, le cocher a-til un siège identique à celui du guerrier ou ce dernier est-il toujours debout, combien de chevaux tirent ce char, y-a-t-il une enseigne ou un étendard, quelle tactique est généralement employée ? Hopkins passe en revue de très nombreux passages pour obtenir une ou plusieurs réponses. Il y a trois noms pour désigner l'enseigne, l'étendart, le drapeau ; la tactique principale est de faire le tour du char ennemi et de tuer son cocher, on embarque sur le char des carquois, des flèches par centaines. Chaque char a son bruit reconnaissable que son cocher produit ; les chevaux sont de couleur différente selon les chars et leurs maîtres ; un mât se dresse à l'arrière du char qui porte à son sommet une enseignesouvent décorée de pierres précieuse (l'abattre c'est le meilleur moyen de démoraliser l'ennemi et ses toupes).
Ce qui ressort visiblement c'est la surévalutaion du char dans le récit épique et l'incertitude où nous sommes  de bien des aspects de sa structure ou de son apparence. L'épopée nomme les choses sans les décrire vraiment, elle n'est guère "technique" ou bien s'adresse à un public qui n'a pas besoin de précisions parce que tout cela lui est connu. On se perd en conjectures dans certains cas.


Edward W. Hopkins
trad. G. Schaufelberger


B. La Cavalerie & C Les éléphants
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La cavalerie n'est pas un groupe organisée dans l'épopée, elle accompagne un char de guerre, le protège, et le cheval n'est pas aiguillonné mais fouetté.
On connaît l'importance des éléphants à cause de la surprise des troupes d'Alexandre le Grand. L'épopée nous dit qu'ils accompagnent par groupe de dix, voire de cinquante, le char de guerre ; ils sont montés par des soldats de basse naissance armés de crocs et de couteaux pour saisir leurs victimes au-dessous d'eux et leur trancher la tête; comme les chevaux on leur donne des noms et ils pleurent au combat ; ils font un bruit terrible.





Edward W. Hopkins
trad. G. Schaufelberger





D. Les armes
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Flèches, massues, épées, lances, marteaux, armes magiques constituent ce chapitre. Les flèches sont les plus utilisées et eurs nombreux noms n'aident guère à déterminer leur forme ni l'arc qui sert à les tirer. Tout au plus l'auteur est d'avis qu'elles n'étaient pas empoisonnés (condamnées par la morale mais...) ni enflammées. Quand on n'ena plus, on continue le combat avec la massue, puis l'épée ou la lance. une évolution se note entre l'épopée ancienne et ce que Hopkins appelle la "pseud-épopée" (comprendre des versions tardives de l'épopée). Tant que la flèche domine, on est dans les parties anciennes, quand l'épée prend le dessus, on est dans les parties plus récentes. Enfin l'auteur met un terme à ces discussions sur l'emploi d'éventuelles armes à feu. que seraient les armes divines. or elles sont incantées par une formule magique, et à aucun moment tirées par un engin. Les yantra ou engins sont aussi bien des cuirasses, des baguettes de tambour, des cibles que des catapultes,  etc. Cela ne peut faire penser à un canon. Quant à la poudre, si elle existait, elle ferait de la fumée : or jamais le texte n'en parle.




Keller O.

trad. G. Schaufelberger et Goethals H.




Geometry of the sacrifice in the Sulbasutra of Vedic India
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français. Genre : Etude. Extrait du Chapitre VI ("La géométrie du sacrifice dans les sulbasutras de l'Inde védique") de l'ouvrage intitulé La figure et le monde.Une archéologie de la géométrie. Peuples paysans sans écriture et premièrescivilisations. Olivier Keller. Paris, Vuibert, 2006. Pages 139-168. Trad. en anglais :  G Schaufelberger et Helen Goethals.

Les Sulbasutras présentent un certain nombre de connaissances géométriques de l'Inde ancienne, que l'auteur entreprend de décrire et d'évaluer. O.Keller montre comment le rituel védique, par le biais de modes opératoires rigoureux pour la construction et l'agrandissement d'autels védiques, a créé un embryon de corpus géométrique savant. Corpus savant par ses solutions exactes aux problèmes posés,lesquels préfigurent certains aspects des Eléments d'Euclide d'Alexandrie ; telles sont les constructions "à la corde et aux piquets" (i.e. "à la règleet au compas"), les problèmes de quadratures (construction d'un carré égal en aire à une figure donnée), et le problème de la similitude (constructiond'une figure égale en aire à une figure donnée et de même forme qu'une autre). Mais embryon de corpus, puisqu'il s'agit seulement de construire des autels et non de fabriquer un système déductif à partir de définitions, d'axiomes et de postulats ; c'est ainsi que l'indispensable théorème de la diagonale du rectangle (notre "théorème de Pythagore") est clairement énoncé, mais sans preuve. 

Kokossoulas G.
trad. Y. Le Mahieu

Missolonghi 1830-1990
grec moderne. Historiographie de la première ville grecque à se soulever contre la domination ottomane. Lord Byron y est mort

Krichenbauer A.
trad. G. Schaufelberger

Les Errances d’Ulysse expliquées
comme une circumnavigation de l'Afrique
allemand. Où Ulysse fait le tour de l'Afrique...Les positions dans le ciel des étoiles permettent une datation du récit ; Calypsô et Circé vivent aux Canaries. Erudition remarquable.
Krichenbauer A.
trad. G. Schaufelberger
Le Voyage de Ménélas
allemand. Visite de la Mer Rouge par Ménélas selon cet érudit autrichien du siècle dernier.

Krichenbauer A.
trad. G. Schaufelberger

Contributions à l'Uranologie homérique
allemand. Analyse des indications temporelles dans l'Iliade.Deux systèmes temporels s'opposent, l'un annuel plus ancien que l'autre journalier.










Langlois

Simon Alexandre (1788-1854)








L'Harivansa
sanscrit

La relecture et la mise en page (c'est-à-dire réintroduire les caractères sanscrits dans les notes, vérifier que les appels de note  dans le corps du texte correpondent aux notes en bas de page, ou que tout le texte soit enregistré) ont nécessité le patient travail de G. Schaufelberger. Qu'il en soit ici remercié au nom des futurs lecteurs de cette traduction !

A la fin du Mahâbhârata, un dix neuvième chant nommé l'Harivamsa (ou famille d'Hari-Vishnu-Krishna) est placé comme un supplément (khila) de 216.000 shlokas environ (plus de 432 000 vers) en l'honneur du dieu Krishna. De l'avoir accolé au Mbh n'a pas d'autre but que de bénéficier du prestige de cette épopée. En soi l'Harivamsa appartient au genre des purana ("Anciens") : textes traditionnels narrant la création du monde, les généalogies des premiers rois, des légendes, l'origine des castes, les combats des dieux et des démons... C'est l'occasion pour les dévots d'un dieu d'en fair le héros principal et de transformer le récit en un genre hagiographique. Ils s'écrivent entre le IVème siècle et le XIVème siècle. L'Harivamsa doit dater du IVème siècle.
Au milieu du XIXème siècle, Simon Alexandre
Langlois, élève du sanscritiste de Chézy, professeur de rhétorique au collège Charlemagne, puis Inspecteur d'Académie, enfin membre de l'Académie des Inscriptions et des Belles Lettres,  qui a eu quelques démélés avec le savant allemand Schlegel (éditeur et ttraducteur de la Bhagavat Gîta : Langlois lui reproche des inexactitudes coupables) s'attelle à cette immense travail de traduire l'Harivamsa. Il est difficile d'évaluer son travail, aucune traduction contemporaine n'existe. On est donc obligé d'en passer pour l'heure par celle de Langlois dont les style n'est pas désagréable..

Nous avons divisé le texte en thèmes successifs de façon à rendre la lecture plus commode et plus ciblée sur certains aspects. Voir le catalogue des Publications.


Lüders H.
trad. G. Schaufelberger


Le Jeu de dés dans l'Inde ancienne
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allemand.  Comment jouait-on en Inde autrefois ? Question épineuse.  Avec des noix et avec des dés. Avec les noix, on calcule à chaque lancer si le nombre de noix jetées à terre, divisé par 4,  a un reste ou non ; avec les dés qui ont quatre faces,  sont au nombre de trois et sont différenciés, il s'agit d'annoncer une combinaison (par exemple, 3 sur le dé 1, 4 sur le deux et 3 sur le trois soit 143) et de la réaliser (les combinaisons sont au nombre de 64 - cf. le livre du yi-king). Le travail d'Heinrich Lüders reste une référence. Rien de bien essentiel n'a pu, depuis, être dit sur la question. La traduction de l'allemand par G. Schaufelberger est une chance pour le lecteur francophone.


Maas O.

trad. G. Schaufelberger


Les Errances d'Ulysse dans le Pont Euxin
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allemand. Etude parue en 1915 dans le Supplément scientiffique au rapport annuel du Lycée Evangélique de Gütersloch ; trad. G. Schaufelberger. Déjà Eustathe, évêque de Thessalonique (XIIèm s.), énonçait que pour les Anciens, naviguer dans la Mer Noire ou Pont Euxin, était une forme d'"exocéanisme" (voyage au-delà du monde habité, sur l'océan périphérique). Ici, le professeur O. Maas, se basant sur l'ancienneté de la colonisation grecque dans cette mer, place Eole et les Lestrygons dans la baie de Balaklavya (Crimée), les Cimmériens sur la presqu'île de Kertsch (Crimée), Scylla et Charybde, les Sirènes et les Planctes à l'entrée du Bosphore, l'île du Soleil dans les Dardanelles et Calypsô en mer Egée. Etude précise, multipliant les citations aux auteurs antiques, accompagnée d'un voyege de l'auteur sur les lieux mêmes mais que la guerre a écourté.



Schaufelberger G.
Dice game in old India
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anglais.Résumé en langue anglaise des principaux aspects de l'article du savant H. Lüders, traduit de l'allemand (voir supra). Le jeu de dés en Inden'a cessé d'intriguer, tant les textes sont énigmatiques. Ce résumé donne de façon synthétique les résultats obtenus par H. Lüders.

 Schaufelberger G.
Le Jeu de dés dans l'Inde ancienne
pdf
français. Résumé en langue française des principaux aspects de l'article du savant H. Lüders, traduit de l'allemand (voir supra). Le jeu de dés en Inden'a cessé d'intriguer, tant les textes son



Sharma A.

(University McGill- Montreal)
trad. G. Schaufelberger



Shûdra, sûta et shloka : pourquoi le Mahâbhârata est-il écrit principalement en mètre anustubh ?
pdf
français. Publié in Indo-Iranian Journal 43, 2000, p. 225-278.Trad. G. Schaufelberger.
Sur les 75 000 strophes que comporte le Mahâbhârata, 70 000 sont écrites en anustubh, c'est-à-dire en 4 x 8 syllabes. L'origine de ce mêtre est sans doute la gayatrî (3 X 8 syllabes) utilisée dans les Veda. Dans une perspective sociologique, l'auteur de l'étude montre que les shûdra (serviteurs, représentants de la quatrième caste) comme les femmes ont progressivement été exclus des sacrifices védiques (à l'origine leur présence est nécessaire). C'est pour compenser leur exclusion que le Mahâbhârata aurait été composé à leur usage (comme l'enseigne la Bhagavata purâna ( I, 4).
Différentes preuves sont alors avancées, ne serait-ce celle des sûta (cochers ou bardes) qui sont chargés de composer et de réciter l'épopée : leur statut de caste mixte les assimile à la place contestée des femmes et des serviteurs.

Vieja Y Clavijo Joseph
(Madrid, 1772)
trad. Y. Le Mahieu

"La célèbre question de San-Borondon"in Histoire Générale des Canaries (ch 28)

espagnol. Historiographie des Canaries portant sur le mirage d'une huitième île vue et jamais atteinte.







Albrecht Weber
professeur de sanscrit
Université de Berlin
trad. G. Schaufelberger






Etudes indiennes

- II -  6 "Les informations grecques sur l'Homère indien avec des aphorismes sur les influences grecques et chrétiennes"  ;

II - 8 "Histoire de l'astronomie indienne" 
Allemand. Genre : Etude thématique. Publiée in Zeitschrift für die Kunde des indischen Alterthums (1853). Trad. Schaufelberger.
Deux auteurs grecs - Elien et Dion Chrysostome - affirment qu'Homère a été connu des Indiens ; il s'agit en fait du Mahâbhârata dont l'histoire a paru aux voyageurs grecs (à juste titre) ressembler à celle de l'Iliade.
Pour A. Weber, cette connaissance (ou reconnaissance) provient des échanges entre Alexandrie et l'Inde au temps de César. De même, des indiens ont eu connaissance du christianisme, comme cela se voit à certaines légendes autour de Krishna ou de Shiva ; l'incarnation chrétienne se muant dans la série des avatars.
Le second article est une démonstration, à partir de textes astronomiques indiens, que l'astronomie grecque, sa division zodiacale, le nom des constellations, ont migré dans le monde indien ; les similitudes entre ces deux astronomies trouvent  ainsi son explication. Schlegel ne le pensait pas : en effet, il faut considérer quatre périodes (les deux premières védique et post-védique où l'astronomie est purement indienne, et une troisième où l'influence grecque se voit) ; une quatrième période est celle où les indiens influencent les arabes jusqu'à ce que leurs élèves les dépassent. Influences croisées complexes. L'étude porte alors sur un traité de Balabhadra "Hâyanaratna" (hâyana = année en arabe ; ratna = perle en sanscrit), datant de 1665 ; Balabhadra a vécu à Kânyakubja sous le shah Jehan ou Aurungzeb. Le manuscrit date de 1777. Après s'être demandé si l'on a le droit de parler sans souillure la langue des Yavana ( = ioniens, tout étranger), il passe en revue une série d'astronomes  et de traités, il décrit les signes du zodiaque, la force de chaque planète selon leur position, pour finir par les conjonctions planétaires (ou yoga ; il y en 16). on découvrira le sens de "ictisal" (grec de Ptolémée) pour désigner la poussée qu'exerce une planète rapide sur une lente. la dernière partie est d'ordre astrologique.








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